LA TOUR DE LA GARDIE

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Une tour d'observation et de communication ?

Sur sommet de La Gardie (alt. 289 m) se dressait problablement une tour de guet quandrangulaire pleine, dont la base était formée de quatre étages pleins en retrait les uns par rapport aux autres. Pour la tour elle-même, il ne faut prendre en compte que les dimensions de la plateforme sommitale (12x21 mètres). On peut facilement imaginer une hauteur, pourquoi pas, d'au moins 10 mètres.

Cette tour semble parfaitement s'intégrer dans une série de tour pré-romaine du Midi (Mauressipe qui est une tour carrée et pleine, isolée au sommet de l'oppidum gardois (Saint-Côme-et-Maruéjols), une autre tour semblable et contemporaine a été découverte en Provence orientale, au sommet de l'oppidum du Baou des Noirs à Vence et la tour Magne à Nîmes qui, fait important, n'est pas isolée mais rattachée à un rempart gaulois primitif.

Quand a telle put être construite?

Il est évident que la présence de cette tour est à connecter directement avec l'oppidum de Saint-Vincent. On peut se demander si elle n'a pas été édifiée en même temps que la première ville gauloise, c'est à dire vers la fin du 5ème début 4ème siècle av. J.-C.

A quoi pouvaient telles bien servir?

Ces tours étaient bien sûr élevées pour voir au loin, mais aussi pour être vues, afin de symboliser le rôle désormais tenu par les oppida, et affirmer leur statut et démontrer leur hégémonie sur le territoire qu'ils contrôlaient. Elles ont donc un aspect ostentatoire trés marquée et doivent être interprétées comme des signes d'affirmation des entités politiques naissantes.

Cette tour a été depuis longtemps arasée, voir même depuis l'époque gauloise. Sur la plate-forme sommitale à éte découvert un muret circulaire qui cernait un vaste foyer (diam. 4 m) avec des cendres épaisses de 0.60 m. A t'elle était alors utilisée comme poste d'émission de signaux lumineux vers les oppida voisins ? ou pour l'observation et le contrôle des pistes des Cévennes vers la vallée du Rhône?.

Le mobilier recueilli dans ce foyer montre l'utilisation de cette tour aux différentes phases de l'occupation de l'oppidum : fin Vème siècle av. J.-C., 1er siècle av. .J.-C. (urnes peignées, coupes couvercles, céramique à vernis noir). Haut Empire (2 coupes). Vème siècle (céramique paléochrétienne). Moyen Âge (monnaie).

Du mobilier hors foyer viens complèter cette liste, un morceau de lame de silex (néolithique?), une marmite africaine de cuisine, marmite tronconique; fond bombé à microsillons; cannelures interne sur le col; bord en bourrelet à gorge supérieure viennent (Code: AF-CUI; indexation: AF-CUI_AF-CUI 197; référence: Hayes 1972; équivalence Ostia III, 267; utilisation: cuire-mijoter; TPQ:175; TAQ:250; source: lattara.net) d'être découvert lors de l'ammenagement de la vigie pompier.

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J. Charmasson, 1980. p. 8-11 : 1981b. p. 86-92, plan, photos. La tour a été détruite, lors de la construction d'un poste de surveillance incendie et l'installation de plusieurs antennes-relais.

Géologie: couche de grès quartzeux rouges-violets (fer) très durs ayant protégé le calcaire sous-jacent.

Situation actuelle.

En 1981: projet de création d'une station radio F.M. à Saint-Pons. Construction de la tour destinée à abriter l'émetteur et une vigie pour la surveillance incendie.

Aujourd'hui la tour est utilisée:

- toujours pour la surveillance incendie

- comme relais radio par les pompiers, la DDE, l'ONF, un opérateur de téléphonie mobile et par une balise des radioamateurs Gardois